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ESPACE PRESSE
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En 1938, trois jeunes architectes imaginent un fauteuil radicalement différent.

Jorge Ferrari-Hardoy, Antonio Bonet,et Juan Kurchan signent une pièce qui deviendra l’un des sièges les plus reconnaissables du design moderne.


À l’époque, le monde du mobilier est encore marqué par des structures lourdes, souvent rigides. Leur réponse est simple : alléger, libérer, réduire.


Le fauteuil BKF est né.


Dessin de la première structure du fauteuil BKF, créé en 1938
Dessin de la première structure du fauteuil BKF, créé en 1938

Une révolution silencieuse


Le principe est presque déroutant de simplicité.


Une structure en acier plié.

Une toile suspendue. Et rien d’autre.


Ce geste minimaliste rompt avec les codes traditionnels du mobilier. Le fauteuil n’impose plus une posture, il accompagne le corps. Il devient souple, adaptable, presque instinctif.


Ce n’est pas seulement un dessin.

C’est une nouvelle manière de s’asseoir.


Maxime Lis, directeur artistique d'Airborne, dans un fauteuil AA en cuir noir
Maxime Lis, directeur artistique d'Airborne, dans un fauteuil AA en cuir noir

De Buenos Aires à l’Europe


Initialement conçu en Argentine, le fauteuil traverse rapidement les frontières.


Il attire l’attention par sa modernité radicale et sa facilité de production. En Europe, il trouve un terrain fertile, notamment en France où il sera édité et diffusé sous le nom de fauteuil AA par la société Airborne, à partir de 1951.


Cette transition n’est pas anodine. Elle marque le passage d’un objet expérimental à une pièce de design reconnue.


Airborne, éditeur d’une icône


Depuis les années 1950, Airborne s’inscrit dans l’histoire du fauteuil AA en tant qu’éditeur.


La marque ne se contente pas de produire. Elle préserve une intention.


Respect du dessin d’origine, exigence de fabrication, et capacité à faire évoluer les matières sans altérer la structure.


C’est cet équilibre qui permet au fauteuil AA de rester fidèle à lui-même tout en continuant à dialoguer avec son époque.


Fauteuil AA Airborne en cuir buffalo noir - Coutures garanties à vie
Fauteuil AA Airborne en cuir buffalo noir - Coutures garanties à vie

Une forme qui traverse le temps


Peu de pièces peuvent se permettre de ne presque pas changer pendant plus de 85 ans.


Le fauteuil AA y parvient, précisément parce que sa forme est essentielle. Elle ne dépend pas d’un style. Elle repose sur une logique.


Trois éléments. Une tension. Un équilibre.


Ce langage formel dépasse les tendances.


Housse dessinée par Jean-Charles de Castelbajac pour Airborne
Housse dessinée par Jean-Charles de Castelbajac pour Airborne

Une icône en mouvement


Si la structure reste inchangée, les interprétations évoluent.


Toiles naturelles, cuirs pleine fleur, textiles techniques, peaux…Chaque variation apporte une nouvelle lecture du fauteuil.


Dans un intérieur minimaliste, il devient graphique.

Sur une terrasse, il se fait léger et fonctionnel.

Dans un projet d’architecte, il s’affirme comme une signature.


Le fauteuil AA n’est pas figé. Il se transforme sans jamais se trahir.



Hôtel 5 étoiles Les Roches Rouges - Groupe Beaumier
Hôtel 5 étoiles Les Roches Rouges - Groupe Beaumier

Héritage et modernité


Le parcours du BKF au fauteuil AA raconte une chose rare : la capacité d’un objet à traverser le temps sans perdre son sens.


Ce n’est pas une question de style.

C’est une question de justesse.


Un bon dessin reste un bon dessin.

Et certaines idées, lorsqu’elles sont suffisamment fortes, n’ont pas besoin d’être réinventées.


Elles continuent simplement d’exister.

Depuis 1938. Et encore aujourd’hui.


Pour en découvrir l’origine et les étapes qui ont façonné cette icône, nous vous invitons à poursuivre l’histoire sur notre page dédiée : https://www.airborne.fr/histoire-airborne

Découvrez aussi les différentes versions et trouvez celle qui vous correspond : https://www.airborne.fr/les-collections-aa-airborne



Comment reconnaitre un véritable fauteuil AA


Nos structures, en fil d’acier ou en inox marin, sont gravées “AA” suivi de l'année de fabrication. Les soudures sont garanties 2 ans.


Chaque housse porte une étiquette “AA by Airborne”, signature de son authenticité.

Les coutures des housses en cuir sont garanties à vie.

Etiquette AA by Airborne
Etiquette AA by Airborne

Dans le précédent post, je vous parlais de notre récente collaboration avec Jean Charles de Castelbajac. Aujourd'hui, j'aimerais vous raconter l'histoire du Fauteuil Albatros dessiné par Danielle Quarante en 1969 et édité par Airborne. Un retour en arrière de plus de 5 décennies, nécessaire pour comprendre notre axe de développement depuis 2010, avec cette même envie d'éditer des modèles forts qui traversent le temps....C.P.

Le saviez-vous?


En 1969, Danielle Quarante, présente au Salon des Artistes décorateurs l'un des plus beaux modèles de la décennie, pour lequel elle reçoit le prix Henri Mercier de la meilleure création : le fauteuil Albatros.

Elle dit l'avoir "imaginé comme un geste sculptural, les courbes se répondant les unes aux autres, la liberté des formes étant permise par le matériau lui-même offrant résistance et élasticité."

Son aspect à la fois aérien et arrondi évoque l'envol d'un oiseau stylisé. Le dessin parfait donne une impression de légèreté indiscutable avec des courbes voluptueuses et nerveuses, et des évidements à l'arrière du dossier. C'est une sculpture, un objet...un siège.

Danielle Quarante - Archives Airborne
Danielle Quarante assise sur son moule en plâtre 1968 - Archives Airborne

Après une première ébauche sur papier, Danielle Quarante créé une forme en fil de fer, puis une maquette en terre au 1/5ème et enfin, une dernière maquette en résine à taille réelle.

Pour obtenir le moule de son prototype, elle fait des premiers essais dans sa cave avec un bloc de plâtre qui se délite à cause de l'humidité. Finalement, c'est avec un staffeur professionnel qu'elle va obtenir un moule qui sera, un peu plus tard, copié en résine.

Elle le propose à Knoll, qui fait quelques photos...Finalement elle se présente chez Airborne avec l'Albatros enveloppé dans un sac en plastique noir, et quand elle extrait le fauteuil blanc , l'effet sur Charles Bernard, président de la société est immédiat : Airborne éditera ce fauteuil !


Le principe de fabrication est assez simple : il suffit de mouler les deux demi coques en résine de polyester, de les assembler et de les laquer avec du Gelcoat. Trois couleurs sont retenues : le blanc, l'orange et le rouge. Les joints sont traitées en creux par un adhésif en chlorure de polyvinyle positionné lors du moulage.

L'aspect granuleux de l'intérieur résulte de l'impossibilité technique d'y appliquer un Gelcoat. S'il fut facile à mouler, l'Albatros fut compliqué à assembler et à peindre. Une solution technique aurait pu être trouvée pour une production en série mais l'aspect général du fauteuil en aurait été sévèrement modifié. D'autre part, son succès public paraissait trop aléatoire pour justifier l'investissement nécessaire. Il sera donc peu produit : 20 à 30 unités par mois (la majorité en blanc).



L'Albatros figure maintenant en bonne place dans les collections permanentes du Musée des Arts Décoratifs à Paris et du Musée du Plastique à Bruxelles.


Après la fin de production en 1975, Danielle Quarante réalisera elle-même un tirage en blanc de 5 exemplaires numérotés et signés.


N'hésitez pas à découvrir les autres articles pour devenir imbattable sur l'histoire incroyable de notre société.

Récit tiré du Livre Airborne édité par Les Modernistes - archives Airborne - Textes CP


Fauteuil Albatros et table Ondine de Danielle Quarante
Fauteuil Albatros et table Ondine de Danielle Quarante

Fauteuil Albatros - Airborne
Fauteuil Albatros orange


























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